Les acteurs de l’accompagnement

Accompagnement

Autour d’un enfant à besoins éducatifs particuliers gravitent plusieurs professionnels : à l’école, dans les services de soin, et à l’interface entre les deux. Cette rubrique explique qui fait quoi, et à quel moment chacun intervient.

Publié le 8 août 2026 · Mis à jour le 13 août 2026 · Sources vérifiées le 13 août 2026

Qui intervient autour d’un enfant à besoins éducatifs particuliers ?

Une notification, un plan d’accompagnement ou un aménagement ne se met pas en œuvre tout seul : ce sont des personnes qui le font vivre au quotidien. Comprendre le rôle de chacune, c’est savoir à qui poser quelle question, et éviter de s’adresser au mauvais interlocuteur pendant des mois.

Les dispositifs eux-mêmes (PAI, PAP, PPRE, PPS) sont traités dans une rubrique dédiée, et les démarches MDPH dans une autre. Ici, il n’est question que des acteurs.

Qui fait quoi, concrètement ?

L’AESH, qui accompagne l’élève au quotidien

L’accompagnant d’élèves en situation de handicap intervient sur trois terrains, que le ministère de l’Éducation nationale distingue explicitement : les actes de la vie quotidienne, l’accès aux activités d’apprentissage, et les activités de la vie sociale et relationnelle. Sa mission n’est pas de faire à la place de l’élève. Elle est de favoriser son autonomie, ce qui suppose parfois de se retirer.

Le recrutement suppose l’une de ces trois conditions : un diplôme professionnel dans l’aide à la personne, une expérience d’au moins neuf mois auprès de personnes en situation de handicap, ou un titre de niveau IV.

En langage clair : une aide individuelle est attribuée à un seul élève, avec un volume d’heures fixé par la commission. Une aide mutualisée concerne plusieurs élèves, sans volume d’heures prédéfini : c’est l’équipe pédagogique qui décide du moment où l’intervention est la plus utile. La différence porte sur la continuité de l’attention requise, pas sur la gravité du handicap.

L’enseignant référent, qui fait le lien dans la durée

L’enseignant référent pour la scolarisation des élèves en situation de handicap est le point fixe du parcours. Comme l’indique le ministère de l’Éducation nationale, c’est lui qui réunit chaque année l’équipe de suivi de la scolarisation, laquelle évalue la mise en œuvre du projet personnalisé de scolarisation et le fait réviser si nécessaire. C’est donc l’interlocuteur à solliciter quand un accompagnement décidé ne se traduit pas dans les faits.

Le pôle d’appui à la scolarité, en cours de déploiement

Le PAS est le dispositif le plus récent, et le moins stabilisé. La circulaire du 1er septembre 2025 publiée au Bulletin officiel de l’Éducation nationale en fixe le cadre de déploiement. Elle rappelle que quatre départements ont préfiguré le dispositif en 2024 : l’Aisne, la Côte-d’Or, l’Eure-et-Loir et le Var. Elle confirme une généralisation progressive sur l’ensemble du territoire, sans fixer d’échéance nationale d’achèvement.

Autrement dit, selon votre département, le PAS peut être votre interlocuteur de premier niveau ou ne pas encore exister. Il est prudent de le vérifier avant de fonder une démarche dessus.

Sources officielles

Les pages de cette rubrique

  • Le PAS, pôle d’appui à la scolarité : le nouveau service qui remplace progressivement les PIAL dans certains départements.
  • L’AESH, accompagnement humain : aide individuelle ou mutualisée, temps de présence, limites du rôle. Page en préparation.
  • L’enseignant référent : l’interlocuteur qui suit le parcours et organise les équipes de suivi de scolarisation. Page en préparation.
  • Le SESSAD : les soins et l’accompagnement éducatif qui interviennent sur les lieux de vie de l’enfant. Page en préparation.
  • Le CAMSP : le dépistage et l’accompagnement précoce, avant six ans. Page en préparation.

Pour aller plus loin